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La porte d’Oper-sexis

Vous y êtes.


En effet, pour entrer quelque part, il y a une porte.
Enfin c’est ce que l’on croit habituellement...

Enjouée, libertine, toujours ouverte,
la porte est nymphomane,
bloquée-pudique, frigide-tragique...
c’est le huis clos.
Ouverte ou fermée, inhibition ou accès,
la porte se nourrit d’émotions fortes,
lui arrachant ainsi larmes perlées
qui vont en permanence aller humidifier
l’intimité de ses précieux gonds
et enivrantes huisseries.

Les portes s’ouvrent et se ferment aussi,
discrètes et silencieuses,
sur des actes de comédies,
sur des actes de tragédies,
qui bordent nos chemins, boulevards,
pistes, sentes et ravins...

Acte 2 : torride... limite obscène...
Pour la salles pleines d’âmes dénudées,
obsédées par la recherches de complicités...

Actes 8 : timide... limite obscène...
Pour la salles des regards qui restent fixes,
de peur de se pénétrer...

Fatiguée parfois,
la porte reste ouverte à somnoler,
cuisses molles entrebâillées,
rêvant à son tour de l’acte 4
où l’archer à l’arc bandé va décocher pour elle
son fantasme choc, libérateur et pénétrant.

Ouverte ou fermée,
vous êtes informés,
mais une fois entrés,
la situation demande grande concentration,
et autant de respect, et autant d’intimité...
Si vous avez quelques rictus de fond de gorge,
qui risque de coincer votre menu derge ou votre futile esprit,
passez outre, la porte comprendra.
Mais si vous voulez entrer dans la poésie du sexe,
et j’oserais le dire de l’amour,
avec bonheur et sérénité,
merci de bien vouloir doucement...
la fermer.


© Pierre Shasmoukine 2001


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