Page en cours de chargement

  
    
     
Pierre Shasmoukine peintures
Les Septiques

7 peintures, 7 textes , 14 pièces indissociables


JE PEINS POUR... TOI

Je peins pour toi
Centre d’un monde isolé
Naissant des éclairs tendres
Ou douloureux des siècles passés
Rouge, rose, orange brisé
Soleil apparaissantdu milieux de morceaux recollés


JE PEINS POUR... L’UNIVERS

Je peins l’univers
dans ton centre écrasé
toujours conscient de la limite
et de l’équilibre de ton existence


JE PEINS POUR... MOI

Je peins toi
pulsion sexuelle colorée
vision fulgurante de violence
qui jaillit de la tendresse écrasée...
•...pour la passion, le désir, la folie et l’angoisse.
Ta haine et ton aigreur et tout ce que tu demandes...
•...Mais ce qu’il faut pour vivre en paix
n’a rien à voir avec ce que tu exiges...
•...Pourtant tendresse, passion, désir,
je sens parfois que tes gestes perçoivent.


JE PEINS POUR... ELLE

Je peins
et heureusement qu’en face de cet arbre
que tu ne dois pas confondre avec ton sexe, ton âme ou ton désir,
il y a ce vallon d’herbe simple où au bout,
dans la ruine qui plane,
je te demande de regarder
pendant que je t’enlace chaque printemps naissants.
Alors je peins dans l’éclair de l’instant oublié des siècles...
Alors je peins l’univers vide de centre.


JE PEINS POUR... L’HARMONIE

Je peins le souvenir et le parfum de la première terre labourée.
Je peins la passion de mon premier travail
dont l’effort est né directement du sol.
Je peins malgré moi,
un regard qui dépend du temps et qui tient de l’esprit.
Alors je peins aussi d’une odeur ou d’une fourmi...
Du soleil blanc qui tombe chaud quand il faut,
ou de la brume qui dans l’hiver, s’élance tôt autour de la solitude...


JE PEINS POUR... LA VIOLENCE ET LA DOULEUR

Je peins sans idée avec des pinceaux, des couleurs et leurs odeurs.
Je peins ici ce doigt couleur
que cette arme pinceau va arracher de mon corps
pour l’écraser malgré moi,
pour en finir avec la violence.
Je peins ici avec le vitriol pinceau
qui laisse ma chair attaquée sous la couleur violette
et la fumée acide.


CONCLUSION

Je peins parce que je fais
et parce ce c’est lyrique.
• Et parce que c’est lyrique,
vous pouvez dire : j’aime ou je n’aime pas...
• Mais pas dire que je n’ai pas essayé de parler.
Je peins malgré cette attente d’un soleil rouge
vaguement poétique envahissant
et que peut-être tout homme attend,
sans faire, sans peindre...

^ haut page ^

Pierre Shasmoukine - Gorodka - 24200 Sarlat
Tél : 05 53 31 02 00 - E-mail : info@gorodka.com
contact site Plan du site